dimanche 14 septembre 2014

Discours de Jean-Luc Mélenchon - Fête de l'Huma le 13/09/2014




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Extraits de l'essentiel du discours de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014 Vincent Christophe Le Roux


"Ce régime est un attentat contre la démocratie."



"Nous, les Français, si nous gouvernions ce pays, nous sortirions de l'OTAN. Nous récupèrerions totalement notre souveraineté nationale et nous la mettrions au service de la paix dans le monde. À la place de l'OTAN, nous imaginerions une autre alliance - que j'ai appelée altermondialiste - qui commencerait par dire: Nous, Français, nous ne sommes as une nation "occidentale", nous sommes une nation universaliste. (...) Nous devons mettre en place un autre système d'alliances qui aurait pour objet la lutte en commun contre le changement climatique, la souveraineté alimentaire et politique de chacune des nations qui les constitueraient."



"Vous devez comprendre à quel point il est dangereux de ne pas admettre que la démocratie que ce soit dans les institutions ou dans l'ordre du monde s'arrête tout soudain à la porte des entreprises. La 6e République est un mot d'ordre social, mes camarades. Réfléchissez-y à cet instant. Les délégués du personnel qui représentent la démocratie dans l'entreprise, pour autant qu'on arrive à en élire et pour autant qu'ils arrivent à être assez protégés pour pouvoir exprimer l'intérêt des travailleurs qui composent l'entreprise. (...) Il est indispensable d'écrire dans la constitution que la démocratie dans l'entreprise n'est pas réversible c'est-à-dire qu'aucun gouvernement n'a le droit de revenir dessus sans que ce soit considéré comme un crime contre la constitution elle-même."



"Si la constitution disait : dans le cas où une entreprise est abandonnée par ses propriétaires, les travailleurs ont un droit de préemption et ils passent le premiers. C'est-à-dire que s'ils disent : nous voulons gérer l'outil de travail par nous-mêmes, nous le leur remettons. A ce moment camarades, ne croyez pas que vous aurez réglé seulement le problème des coopératives, vous aurez réglé un problème bien plus ancien qui est la définition de la propriété. Ce n'est pas un débat nouveau. Il a commencé à la veille de notre première République. les uns disaient : la propriété est un droit sacré. C'est un droit naturel comme tous les autres droits de l'homme, parmi lesquels les premiers droits à l'existence. Et d'autres, parmi lesquels le grand Robespierrre, ont expliqué: non, la propriété n'est pas un droit d'usage comme les autres et par conséquent, il a des limites et notamment eu égard à l'intérêt général. Donc, si vous dîtes que les travailleurs sont les premiers, par droit de préemption, à avoir le droit de diriger l'entreprise quand elle est mise en vente, vous affirmez que la propriété est seulement un droit d'usage et non pas un droit sacré. Voilà pourquoi, dans le mode social, la 6e République est une œuvre révolutionnaire."



"Il faut introduire dans la constitution une forme d'écologie politique qui n'est pas l'écologie culpabilisatrice qui montre du doigt les pauvres gens qui n'y sont pour rien. Il faut savoir changer mais changer à temps. Quelle est cette règle ? Vous autres, ouvrières et ouvriers, techniciens hautement qualifiés, si j'avais à gouverner le pays je vous dirais, dorénavant, partout, dans toutes les activités matérielles, je vous demande de faire respecter la règle verte. Quelle est cette règle ? Elle est technique, elle fait appel à votre intelligence. Cette règle dit : on ne prend pas plus à la nature que ce qu'elle est capable de reconstituer."



"On ne fait pas la révolution pour que chacun puisse se payer des 4/4. La révolution a un contenu culturel. Nous devons changer notre manière d'être des êtres humains. Nous devons sortir de la barbarie des premiers âges. Il faut cesser d'imaginer que l'avenir, c'est seulement accumuler, accumuler, accumuler cette masse d'objets dont, à la fin, plus personne ne sait quoi faire et qui fait que le plus grand succès de ce pays, ce sont les vide-greniers qui vident les greniers des uns pour remplir ceux des autres !"



"La révolution citoyenne est une révolution culturelle c'est-à-dire qu'elle met en avant le bien commun des êtres humains, comme vous le faîtes dans votre famille, et ce bien commun peut vous conduire, parfois, à limiter votre propre liberté, mais vous le faîtes avec d'autant plus de cœur et d'amour que vous le faîtes pour les autres !"  

"Dans la constitution, je veux qu'il y ait la planification écologique comme le principe d'organisation de la société."



"Il faut que le temps, le temps long reprenne le pouvoir par rapport au temps court qui est celui du capital, de la transaction instantané dans la nanoseconde. Le temps long, c'est celui des cycles de la nature, c'est celui des êtres humains. C'est ce temps long qu'il faut se réapproprier, être capable de le maîtriser, c'est-à-dire de planifier !"



"Qu'est-ce que le Medef ? Une petite secte de patrons arrogants qui s'arrangent pour marcher derrière les petits en disant que le patronat gagne en moyenne 1500 euros par mois. Et le patron de Total avec ses 3 millions par an ?"



"Ça ne rend pas intelligent d'être si riche tandis que la pauvreté, ça nous agite les neurones."



"Comment est-ce que ces gens-là [du Medef] qui viennent nous faire des leçons toutes les cinq minutes sont élus ? Et par qui ? Par personne ! Même dans leur milieu. Hé bien, Monsieur Gattaz, puisque vous aimez autant le réalisme, pourquoi n'y a -t-il plus d'élections dans lesquelles le patronat se confronte entre lui-même. Comment se fait-il que vous soyez déclarés représentatifs - on a changé les règles pour tous les syndicats - comment se fait-il que vous, on vous regarde et on vous déclare représentatifs ? Pourquoi ? Parce que quand vous votez, on s'aperçoit qu'il y a 19% des patrons qui votent pour les représentants de l'économie sociale et solidaire. 19% ! Et ceux-là, ils ne demandent pas du tout la même chose que les patrons du

CAC 40 ! Par conséquent, n'ayez pas peur ! Le moment venu, on leur fera les poches. Et ça ne coûtera rien, c'est-à-dire moins cher qu'avant !"



"J'aimerais vous avoir fait prendre conscience toute l'importance qu'il y a à inscrire dans notre constitution la règle du jeu de notre comportement collectif.



Les ami-e-s, les droits fondamentaux doivent être dans la constitution. Quand le peuple le décide, il se décrit lui-même. Il dit qui il est. Je viens de vous montrer ce qu'il pourrait dire de lui-même.



Il pourrait dire: nous sommes un peuple pacifique. La preuve : on ne décide aucune guerre sans en avoir parlé longuement avant.



Il pourrait être un peuple de partage et il déciderait de mettre dans sa constitution des droits qui permettent aux travailleurs d'organiser ce partage.



Il pourrait être un peuple qui dit : nous, nous croyons à la citoyenneté, c'est pourquoi nous ne voulons plus du monarque, même présidentiel.



Il pourrait être un peuple qui dit : nous sommes composante de l'humanité universelle, c'est à elle que nous devons des comptes.



C'est pourquoi nous, les Français, pays si puissant, si équipé, qui a un peuple si éduqué, nous pourrions mettre notre savoir et notre manière de vivre au service de l'humanité universelle, en disant : nous, le peuple français, sommes un peuple écologiste. Nous sommes un peuple qui respecte la règle

verte." Nous sommes un peuple qui respecte la règle verte."



à propos de François Hollande psalmodiant le principe libéral selon lequel "l'offre crée la demande" :



"Mon pauvre bonhomme ! C'est un principe qui date du XVIIe siècle. Même nous, avec Karl Marx, on est plus modernes ! Pauvre petit bonhomme qui ne comprend rien à l'économie politique du XXIe siècle !"



"Le mouvement 6e République est un mouvement destiné à féconder l'opinion, à faire réfléchir, pour faire mûrir les esprits, pour expliquer. Qu'est-ce qui fait un militant révolutionnaire ? Il bondit, toute la journée, en disant "la révolution, la révolution" ? Non, il prépare la suite parce qu'il a compris les mouvements et les contradictions dans la société qui font qu'à un moment, celle-ci se bloque et le peuple cherche des solutions à ses problèmes concrets. Nulle part dans le monde une révolution n'a été déclenchée par un parti politique. Nulle part dans le monde une révolution ne présente un catalogue de 200 ou 300 mesures. Non, c'est toujours sous des objectifs simples, de la vie de tous les jours, que les gens disent: mais vous êtes bons à rien vous qui êtes là, vous ne réglez aucun problème, alors nous allons les régler nous-mêmes ! Et le moment où le peuple dit : je vais les régler moi-même, il fait acte de souveraineté. La souveraineté est le point de départ de la démocratie et du pouvoir populaire. Le grand Jaurès dit: "Toute la question de la politique se résume à l'exercice de la souveraineté par le peuple." Par conséquent, quand les gens veulent s'emparer de leur destin, ils font acte de souveraineté et deviennent citoyens, c'est-à-dire qu'ils cessent d'être la multitude informe. Voilà pourquoi le Mouvement 6e République, c'est d'abord une idée qu'on fait avancer, c'est une idée ré-vo-lu-tion-naire qui consiste à dire: VOUS allez faire la constitution. Écoutez, il ne s'agit pas de faire une constitution comme l'a fait le général de Gaulle car voyez-vous, la façon de faire la constitution préfigure ce qu'elle contient. Le général de Gaulle a mis en place une constitution pour sortir des contradictions d'une société - nous étions contre ! - et il ne pouvait en sortir que d'une manière autoritaire puisqu'il s'agissait d'évacuer trois départements qui étaient alors français ; il s'agissait de faire cette immense migration de millions de femmes et d'hommes qui ont quitté la terre pour aller en ville. Cet homme qui venait du XIXe siècle et dont le métier était d'être général avait pensé qu'il fallait des solutions d'autorité. Mais nous, nous n'allons pas faire une constitution à quelques experts dans un bureau. Et nous viendrions demander au peuple: c'est oui ou c'est non ? Nous allons la faire dans un large mouvement populaire. Nous savons le faire. Nous avons vu nos camarades du Venezuela, de l'Équateur, de la Bolivie, faire des constitutions dans ces conditions.

Camarades, comme c'était émouvant de voir ces gens, dont certains savaient à peine lire et écrire, se faire expliquer par leurs voisins le contenu de la constitution qui avait été distribuée à tout le monde. C'était un immense mouvement populaire. Voilà pourquoi, quand le référendum révocatoire a été appliqué à Hugo Chavez, les masses des pauvres sont descendues dans les rues et ont décidé qu'il ne partirait pas, précisément parce qu'il était celui qui avait fixé le droit du peuple à décider de sa propre constitution.



En Équateur, nos camarades ont décidé que le lieu de l'Assemblée constituante ne serait pas la capitale. Ils l'ont mise dans une ville qui est le symbole de l'indépendance de l'Équateur et on a vu alors des milliers de gens venir en cortège portant des cahiers de revendications s'exprimer devant les députés de l'Assemblée Constituante pour leur dire : nous avons discuté dans tel village et voilà ce que nous avons à dire. La France regorge de cette intelligence. Le peuple français porte aussi en lui bien sûr le pire, il n'est pas parfait. Ce n'est pas un peuple élu. Mais c'est un peuple qui porte le meilleur.



Encore un mot sur ce grand peuple. Quand la question de l’esclavage a été posée en France, on n’a jamais demandé à personne son avis. On n’a pas demandé aux Français : êtes-vous d’accord pour faire des esclaves ? Jamais ! La seule fois où quelqu’un leur en a parlé, çà a se passait à Champagney. C’est un département de la Haute-Saône. Les gens après avoir appris l’existence de l’esclavage dont ils ignoraient tout ont envoyé au roi une pétition demandant l’abolition de l’esclavage. Des paysans du XVIIe siècle ont expliqué : nous sommes tous semblables.



Le mouvement 6e République est un mouvement dans les consciences. C’est un mouvement qui fait que chacun s’interroge sur sa patrie. C’est pas pour trépigner dans son coin, les uns pour la révolution, les autres pour la contre-révolution. C’est pour se demander ce qui pourrait être bon pour le pays tout entier.



Alors on me dit : mais il n’y a pas que vous qui le réclamez ! Mais tant mieux ! Enfin, on ne va pas nous reprocher aussi d’avoir une idée que tout le monde partage ! Mais surtout, on ne va pas nous reprocher de vouloir la rendre réelle ! "



« La Madame [Le Pen] a parfaitement compris ce que la 5e République lui permet de faire en matière d’autoritarisme. C’est pourquoi elle dit vouloir commencer par appliquer la 5e République, parce qu’elle s’y voit et qu’elle sait qu’elle aurait des moyens dans la 5e République de faire la guerre à qui elle veut, d’exploiter le peuple, de trier les Français… Voilà pourquoi il faut en finir avec cette constitution. Allez dire aux gens que la soi-disant amie du peuple s’apprête à prendre le bâton que M. Hollande sait si mal manier. Dans sa dernière interview, elle a dit vouloir rester dans les clous des 3%. Vous savez ce que c’est ça ? C’est le chien de garde. C’est rien d’autre ! C’est rien d’autre que le chien de garde du système. C’est la raison pour laquelle vous devez vous mobiliser pour dire que notre objectif, c’est de faire respirer le peuple. Si vous ne le faîtes pas, vous êtes complice de son asphyxie démocratique parce que c’est sur la base de l’asphyxie démocratique qu’elle peut gagner.





Vous savez pourquoi je faisais une tête pareille au soir des élections européennes ? Évidemment, c’est parce que notre pays est regardé par le monde

entier et que l’on a vu tout d’un coup ces visages grimaçants de l’extrême droite. Et qu’est-ce qui s’est passé ce jour-là ?



Le système médiatique, après avoir encouragé de toutes les manières possibles cette femme et son équipe, avait prévenu les Français : elle va gagner, elle va gagner, elle va gagner… Et qu’est-ce que ça a fait ? Hé bien que la poussière humaine qui se groupe autour d’elle a dit : on va gagner, on y va. Comme si à vous on disait : Mélenchon va gagner. Vous amèneriez jusqu’à votre chien pour aller voter ! Eh bien, ils ont fait pareil. Ils se sont dit : on va gagner et ils se sont mobilisés



Et nous, comme on s’était disputé, battus entre nous, les gens se sont dit : mais qu’est-ce qu’ils veulent, ceux-là ? Et en plus on s’est trompés ! On a dit : il faut qu’on passe devant les socialistes. Hé bien, moi, je prends ma part d’autocritique. Passer devant les socialistes, tout le monde s’en fout ! C’est pas là le sujet. Le sujet, c’est pas rassembler la gauche. Parce que dans la gauche, il y a vraiment de drôles d’énergumènes. Moi, je suis de gauche, VOUS êtes de gauche. Il n’y a pas besoin de le répéter toutes les cinq minutes. Ce qu’il faut, c’est fédérer le peuple. Le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple. C’est donc le peuple qu’il faut fédérer. C’est lui qu’il faut fédérer.



Parce que le peuple, il est en train d’exploser. Entre tous les statuts sociaux, le précariat, le lendemain dont on ne sait pas de quoi il est fait. Celui-ci et celle-là qui étaient ami-e-s hier, qui ne le sont plus, parce qu’ils se battent pour le même bout de pain. Vous le avez que le peuple est en train de se pulvériser ?



Il ne fallait pas passer son temps à parler de la gauche, il fallait parler du peuple, de ses droits, de son avenir, de son futur, de ce qui est vrai pour

tout être humain, même s’il est assez bête pour être de droite. Nous n’allons pas mener la guerre pour expliquer que nous sommes la vraie

gauche et qu’ils sont la fausse gauche. Parce que, mes ami-e-s, si vous faîtes ça, comme l’expliquent si bien nos camarades de Podemos, si vous acceptez ça, si vous acceptez d’entrer sur ce champ qu’ils ont eux-mêmes organisé, eh ben en deux secondes, vous êtes les extrêmes parce qu’eux disent : nous sommes la gauche modérée, eux, ce sont les sauvages ! Don, il faut prendre le problème par un autre bout : fédérer le peuple, c’est lui proposer des objectifs communs sans s’occuper de savoir ce qu’il pense a priori, mais en se projetant sur un avenir commun. Nous n’avons rien d’autre qu’un avenir à partager. Voilà ce  qu’est la 6e République. Et je ne suis pas surpris des réponses  qui me sont apportées. En 48 heures, 16000 personnes ont signé. »



« On va faire deux choses : la première c’est d’avoir une idée carabinée : la 6e République ; la deuxième est que nous faisons un mouvement et que nous allons l’installer dans les réseaux sociaux. Et on va demander à nos camarades d’organiser la démocratie directe, la plus totale, parce qu’on peut le faire, sur la base d’un site, grâce aux techniques contemporaines. Alors si ça existe et qu’on le veut, c’est comme ça qu’on va faire que chacun puisse être partie prenante. Parce qu’on en a tous assez des systèmes verticaux. Et vous savez quoi ? Moi, le premier ! Parce que c’est une vie d’enfer de faire ça ! »



« Novembre c'est la mi-mandat pour Monsieur le menteur, le fourbe, le servile, le Président de la République. On pourrait, à mi-mandat, leur refaire ce qu’on a déjà fait le 5 mai. C’est-à-dire qu’on pourrait se retrouver tous dans la rue pour leur rappeler que rien ne nous désorganise, que rien ne nous épuise, qu’on est toujours là, et qu’à la première occasion… Réfléchissez ! »



« Maintenant, un peu de philosophie morale. Il y a une chose que je ne vous ai pas dit à propos de la constitution. Mais vous autres, qui avez les yeux qui brillez, je sais que vous allez me comprendre. Dans la constitution, il faut qu’il y a ait les droits fondamentaux de la personne humaine. Et le premier droit fondamental de la personne humaine, c’est de se posséder soi-même. Car on ne peut imaginer que l’émancipation collective soit autre chose que ce mouvement de recherche pour soi-même d’une émancipation individuelle. Les deux marchent ensemble. C’est pour s’émanciper individuellement qu’il fut s’émanciper collectivement. Et tout commence par le secret du cœur, de l’intime, de ce rapport que chacun d’entre nous a à lui-même et dans lequel il essaie de faire naître la dignité de son existence, l’amour et la tendresse. Alors, mes ami-e-s, il faut d’abord se posséder soi-même. La constitution doit établir que chacun dispose de lui, toujours, du début à la fin. Et en premier lieu que les femmes sont les propriétaires de leur corps. Il n’appartient pas à la société. Elles n’appartiennent pas à leurs époux, elles n’appartiennent pas à leurs enfants. Mettons ce droit dans la constitution pour que personne, jamais, ne puisse plus y toucher sans changer la constitution elle-même. Et réfléchissez encore à ceci. Voici que les progrès inouïs des sciences et des techniques commencent à profiler le rêve fou qui était celui de Condorcet : un jour, mes ami-e-s, nous allons vaincre la mort. Et alors ce qui était e cœur de la condition humaine, sa finitude subie, deviendra, d’une manière ou d’une autre, une finitude qu’on aura choisie. Alors, en attendant ce jour glorieux, ce matin où nous aurons cette confrontation à soi, définitive et totale où il faudra savoir si ça vaut la peine ou pas, et dans quelles conditions, au moins qu’on dise aujourd’hui que chacun dispose de lui-même et que s’il veut, pour une raison ou pour une autre, parce que la maladie ou la déchéance l’a atteint, en finir avec l’existence, qu’il puisse le faire. Dans la constitution, le droit de disposer de soi devra prévoir ce droit à mourir dans la dignité du fait de sa propre décision personnelle. » 



"Le futur n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire [citation d'Henri BERGSON].



Chacun de nous peut être la tranchée sur laquelle butent la bêtise, l'égoïsme, la brutalité et le racisme.



Il suffit qu'un seul résiste et alors tous les autres se mettent à résister.



Il suffit d'un seul départ de feu et alors le feu prend et embrase la plaine.



N'abdiquez JAMAIS votre responsabilité d'êtres humains.



Alors mes camarades résistance, combat, courage !



Vive la 6e République. Vive la République. Vive le socialisme ! "