mercredi 10 février 2016

SUPPRESSION DES DROITS ACQUIS



Photo JM Pascal
Le maire Michel Gourinchas, ancien responsable syndical  et communiste peut  chanter :

J’ai perdu le do de mon engagement au pas camarade, au pas camarade. Ah ! si papa savait ça !!

En effet, il revient sur des droits acquis de salariés de la mairie,  au regard d’un rapport des magistrats de la Cour des comptes présidée une fois de plus par  un éminent socialiste qui lui aussi a oublié ses fondamentaux et ses engagements  politiques.

Il faut savoir qu’en l’espèce c’est un avis et non une injonction. D’autant que beaucoup de collectivités de droite, socialiste et de gauche, ont  mis en place des mécanismes pour augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires, vue la faiblesse de ces derniers.

La Cour des comptes, vertueuse et propre à tailler dans les salaires et indemnités  de toutes sortes, que fait-elle par ailleurs ? Propositions de réduire l’indemnisation des chômeurs, rigueur budgétaire, contrôle des dépenses publiques. 


La Cour des Compte  tient fièrement son rang de « serreur » de boulons. A une exception près, passée inaperçue et pour cause : le 4 décembre, le président Didier Migaud  à promis d’augmenter la primes des magistrats de 9% (source du canard enchaîné).

Rappelez-moi le montant de l’augmentation du SMIC !

Pour la petite histoire ces magistrats perçoivent un salaire qui varie entre 3 500€ et 7 000€ avec une prime annuelle qui oscille entre 20 000€ et 38 000€.

Ces mêmes magistrats, par un rapport rendu public le 09 septembre dernier, consacré à la masse salariale  de l’État, s’élèvent contre le fait que les primes  et les indemnités ont pris une importance croissante dans la rémunération des agents  de l’État et ce de façon hétérogène et parfois inéquitable. Tiens, tiens !

Comme quoi l’avis de la Cour des comptes est des plus respectables !

Moralité :  au nom de l’équité,  il y en a qui n’ont pas mal à leur «  choupette »…