Du 8 au 11 novembre : Votation pour
la possibilité de révocation des élus
Le 15 novembre : à l’appel du
collectif unitaire Alternative A l’Austérité, grande manifestation nationale à Paris et dans les grandes capitales régionales
Le long tunnel du vote de son budget au parlement a
commencé pour le gouvernement de Manuel Valls. Il n’est pas aujourd’hui certain qu’il en verra la
sortie. Le vote en première lecture de la partie recettes a en effet confirmé
son illégitimité à appliquer cette politique de plus en plus libérale. Avec 266
voix, il s’éloigne toujours davantage de la majorité absolue. Il ne lui reste
plus que 21 voix de majorité. On ne dira jamais assez qu’en s’associant au vote
contre des députés FDG et Nouvelle Donne, les 56 abstentionnistes de la majorité,
dont 39 socialistes, auraient permis le rejet du budget. Mais depuis ce vote,
la crise dans la vraie-fausse majorité de l’assemblée a encore franchi un
palier. Si les critiques de Martine Aubry le week-end dernier n’avaient pas
remis en question le fond de la politique menée, se contentant de l’infléchir,
les déclarations de plusieurs frondeurs ont pris, depuis, un tour plus radical.
Qu’on en juge avec Benoît Hamon - « la politique de l’exécutif menace la
République » - ou Pascal Cherki : « Il y a deux gauches, une
gauche qui gouverne autour de la politique de l’offre, que j’appelle une gauche
de soumission, et puis une gauche qui estime qu’il n’y a pas de
fatalité ».



