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dimanche 2 février 2014

G comme Gratuité

La Gratuité d'usage, c'est pour nous faire de la politique autrement du point de vue des intérêts des « gens de peu » (Pierre Sensot). Ce n’est pas seulement donner d’autres réponses aux questions dominantes, c’est apprendre à inventer d’autres questionnements, c’est donc ouvrir le système et le transformer.

Fire-2004 - Coup de Chauffe - Certains droits réservés par Matthieu Aubry
Il y a urgence à bousculer les différentes familles des gauches et de l’écologie pour les contraindre à faire de la politique autrement. D’ailleurs nous avons pu localement mesurer leur total désintérêt pour cette question et le profond mépris qu’ils nous ont montré. Alors que nos élus n’ont pas cessés en Conseil Municipal et en Communauté De Communes d’interpeller l’ensemble des élus locaux sur la nécessité de s’interroger sur ce possible (transport, spectacles de l’Avant Scène, Coup de Chauffe...).
Les socialistes qui , pensions-nous, appartiennent à notre famille politique, sont convaincus depuis un siècle qu’il faut d’abord faire croitre le gâteau (PIB) avant de le partager.
Ce principe est illusoire et… fautif. La croissance a toujours été génératrice d’inégalités sociales. Elle casse les cultures populaires et toutes les formes socialistes d’existence. Le grand combat c’est de (re) développer les biens communs, de redevenir des partageux.

vendredi 31 janvier 2014

Sport de masse et sport « médiatique »

Notre société porte au pinacle le sport et plus particulièrement le sport spectacle, le sport d’élite, le sport du fric.
 
Notre société semble persuadée depuis des siècles de la légitimité du combat perpétuel de la juste domination du vainqueur couvert d’or et de prestige, de la soumission du faible au fort, qui sont véhiculé entre autre par les médias et les équipementiers. Ces derniers font de l’argent grâce à ce sport qui génère des profits tels, que la finalité première pour eux qui est de faire des affaires.

Conditionné par l’esprit de compétition et le culte de la performance, de l’exploit, de la réussite individuelle le sport vu sous cet angle fait l’apologie du discours du monde économique, et de la pensée dominante.

vendredi 17 janvier 2014

La démocratie communale

Nous élisons des représentants à échéances fixes
Ils nous représentent au sein de nos collectivités

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Il y a ici deux niveaux, le premier concernant la démocratie, le deuxième la gouvernance.

Les échéances de Mars qui concernent les municipales et la CDC ont pour but d'élire une liste de personnes qui présideront aux destinées de la ville.

Nombre d'élus, une fois les élections passée, "oublient" leurs promesses..

La démocratie ne doit pas se résumer à élire des représentants qui par la suite, se contentent des instances officielles pour prendre des décisions, sans consultation des citoyens Cognaçais.

jeudi 16 janvier 2014

Emploi d’avenir pour quel avenir ?

Celui que nous dessine nos gouvernants sans discontinuité depuis 20 ans ?

Intervention du groupe Parti de Gauche au Conseil Municipal de Cognac du 23 Mai 2013

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Emploi d’avenir, un contrat de travail particulier, un de plus ; avec exonération de charges, alors que les caisses de la Sécurité Sociale sont déficitaires.
Un contrat pouvant être financé jusqu'à 75% du SMIG par l’état.
Si l’état se donne les moyens de financer ce type de contrat, pourquoi n’augmente t’il pas la dotation aux collectivités, pour que ces dernières créent les emplois statutaires dont elles ont besoin ?
Un emploi d’avenir de la même veine que les TUCS, SIVP, CES, CAE, emploi jeune, CUI, et autres ; alors qu’il n’y a jamais eu d’évaluation pertinente de ces différents contrats, pour démontrer leurs effets positifs sur le chômage.
Nous sommes pour d’autres solutions plus radicales, car il faut un véritable traitement de fond pour arriver à combattre et vaincre le chômage.
Ce n’est pas en instaurant l’austérité, que les élus qui accréditent ce choix y parviendront.
Cette situation nous conduit d’ailleurs inexorablement dans l’impasse, en imprimant une récession économique qui débouche sur 1 000 licenciements par jour en cette année 2013.
Avant d’être offerts au privé semble-t-il, ce qui serait une forfaiture, ces emplois d’avenirs sont proposés aux associations et collectivités.
Associations pour une bonne partie d’entre elles, qui saisissent ces contrats en lieu et place de pouvoir salarier un professionnel. Pourquoi ce choix : pour tenter de répondre à un besoin social nécessaire, et à une demande institutionnelle, pour laquelle ils n’ont pas les subventions.

mardi 14 janvier 2014

Contrat local de santé

Intervention des élus du PG au conseil municipal du 23 mai 2013

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
L'adoption du contrat local de santé, nous est proposé aujourd'hui... pour permettre de valoriser des actions qui existent déjà...
Ce contrat inscrit dans le marbre l'accord de l'ARS (Agence Régionale de Santé) et d'une commune. Il est un des outils qui contribuent à la mise en place du Plan Régional de Santé (PRS) qui lui, décline les objectifs et les mesures prévues par l'Agence Régionale de Santé - bras armé de l'état pour mettre en oeuvre  la loi HPST… (Hôpital-Patient-Santé-Territoire, autrement surnommé "Loi Bachelot").
Derrière ces sigles, des mots qui chantent une jolie chanson mais qui sonnent à nos oreilles comme de véritables impostures, car, croyez moi, le respect des droits des usagers et la réduction des inégalités sont bien le cadet des soucis qui ont animés la création de cette loi .


Derrière tout ça , que voit-on se profiler ?
Comme dans d'autres domaines, nous sommes face au démantèlement méthodique, sournois mais efficace des services publics et face à leur privatisation.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Services Publics, association dont beaucoup d'entre nous, ici, font partie, ne s'y est pas trompée, elle réclame, depuis longtemps l'abrogation de cette loi scélérate qui piétine le système de santé français.
La loi HPST est dans la droite ligne de la RGPP (Réforme Générale des Politiques Publiques). Elle instaure une nouvelle « gouvernance », elle prône l'hôpital-entreprise dans lequel la gestion doit être comparable à celle du système marchand... Donc à des années lumière du « chacun utilise selon ses besoins et cotise selon ses moyens » qui a permis, au lendemain de la guerre à des hommes soucieux de l'intérêt général d'inventer le système social français.


lundi 13 janvier 2014

Les partenariats Public-Privé (PPP)

Le crédit « revolver » des collectivités locales !

Licence libre (cc-by-sa) : "Chantier LGV" de Guy Buchmann

« Vous n’avez pas d’argent ? Bougez pas, nous sommes là pour vous aider ! Empruntez dès maintenant et commencez à rembourser dans trois mois… » Nous avons tous lu ça, au grès des prospectus trouvés dans notre boîte aux lettres ou des publicités dans nos magazines. Nous avons également regardé au JT des reportages mettant au jour la perversité de ce type de crédits qui touchent durement les plus défavorisés. Nous avons tous entendu des ministres compatissants promettre la protection des consommateurs. Nous savons tous que rien ne bouge et que les sociétés de crédit, loin de péricliter, se portent très bien et contribuent au surendettement des français.

Ce crédit revolving qui vous met le revolver sur la tempe est déclinable d’une certaine façon, au niveau des collectivités territoriales en manque de moyens et qui doivent, coûte que coûte, financer des équipements.
Depuis dix ans, avec comme premier VRP Nicolas Sarkozy, des opérateurs privés financent la construction, l’équipement et l’exploitation d’un équipement pour une durée déterminée, à la place de la puissance publique, notamment, les collectivités territoriales, sous prétexte de pouvoir faire mieux.
Vous ne pouvez pas emprunter une grosse somme sur du court terme, alors empruntez sur du long terme et réduisez vos annuités ! Ce que l’histoire ne dit pas, comme pour les particuliers, c’est que l’addition n’est pas la même…

dimanche 12 janvier 2014

Logiciels Libres

photo : Charlotte Henard - cc-by-sa
Dans le domaine de l'informatique, nous achetons, nous consommons sans toujours nous soucier du fond de ce que nous utilisons, et de ce en quoi cela nous engage. Il en est de même pour les collectivités.
Nous prenons l'informatique, pour un simple outil fini, consommable.

Pourtant nous faisons souvent le choix d'utiliser des Logiciels Propriétaires, et ce, au détriment des Logiciels sous Licence Libre (une licence définit les droits de l'auteur). La Licence Propriétaire est pourtant, privative de liberté et donc source de dépendance, des utilisateurs envers les entreprises développant les programmes.

Techniquement, un logiciel sous licence libre a 4 caractéristiques principales :
  • l'accès à la lecture du code d'un programme, pour savoir comment il fonctionne
  • la permission de modifier ce code, pour l'adapter, le corriger
  • la permission de redistribuer ce code, le partager
  • la permission d'utiliser ce code dans n'importe quel cadre d'utilisation, associatif, professionnel, particulier,...
Concrètement il donne aux utilisateurs, les capacités de comprendre le fonctionnement d'un programme et ainsi de ne pas rester emprisonné au savoir faire du développeur du programme. Si vous n'avez pas les compétences techniques pour comprendre le programme d'autres personnes pourront le faire et partager avec vous ces compétences, sans pour autant dépendre de l'entreprise qui auras créé le programme.

jeudi 2 janvier 2014

Notre engagement à l'égard des citoyens du cognaçais


La liste "Résistons par les Actes", menée par Brigitte Bonneau, candidate aux élections municipales 2014 à Cognac, a signé la charte Anticor Municipales 2014.
L'association Anticor créée en 2002 est une association internationale regroupant des élus et des citoyens de toutes tendances politiques, ayant décidé de s’unir pour lutter contre la corruption et pour réhabiliter la démocratie représentative. Des chercheurs, des magistrats, des économistes, des journalistes d’investigation participent aux travaux de l’association à travers ses commissions et son Comité de parrainage.
La charte Anticor 2014 a valeur de contrat de mandat pour les parties signataires.

mercredi 18 décembre 2013

Il n'y a pas d'autre alternative


A Cognac, le problème politique est-il d'éviter de faire revenir la Droite ou d'imposer à l'équipe sortante de mettre en place une politique de rupture avec le modèle libéral ?

Photo JM Pascal ©
Poser la question c'est y répondre. Dans les faits, à quelques exemples non négligeables près, la politique de l'équipe Gourinchas n'est pas en rupture avec le modèle dont s'inspiraient les précédentes, à tel point que leur dernier leader, Mouhot, est capable de dire publiquement : « Gourinchas a changé, il se montre moins sectaire », sous entendu : « il s'est converti, il est proche de nous ». Et le fait que Mouhot dise ça pour emm... Belliot ne change rien à l'affaire.

Qu'on se rassure, comme on dit de manière populaire : « il ne met pas la mode au pays », bien d'autres parmi les maires socialistes (et leurs équipes) filent le même coton (ou la soie) à l'image d'un des plus emblématiques : Collomb, le maire de Lyon. Les maires socialistes des années 2000, contrairement à ceux de la vague rose des années 70, n'ont plus pour objectifs de rendre la ville plus vivable à leurs citoyens en donnant la priorité à l'éducation maternelle et primaire, au nombre de places en crèches, à l'accès de tous à la culture, au développement des transports en commun, à l'offre de logements accessibles aux moins riches, à la vie des quartiers autour d'équipements de proximité... dans le cadre d'une gestion publique directe, non déléguée. Ils sont aujourd'hui focalisés sur le curseur financier, sur l'externalisation de tous les services dans lesquels  on peut parler de « clients » ou de « consommateurs », de « concurrence »,de « rentabilité », de « fournisseurs » ...de « marché » ; ils n'imaginent plus rien qui puisse être innovant et c'est ainsi qu'ils ont raté les deux domaines dans lesquels ils pouvaient faire la différence : les politiques écologiques et la démocratie citoyenne.

C'est bien pour marquer leur opposition à cette politique que les élus FdG (PG et PC) de Cognac ont fait dans un premier temps, publiquement, une analyse critique commune, lors d'une assemblée citoyenne dont tout le monde se souvient et que personne n'a reniée.

Photo JM Pascal ©
Le Maire, animateur d'une équipe de gauche pluraliste, aurait pu accepter le débat, décider d'en discuter et si ça avait été le cas nous nous serions retrouvés dans la situation dont certains rêvent. Mais ayant déjà pris la décision de liquider l'alliance gagnante de 2008, il s'est comporté comme un patron du monde de la finance l'aurait fait : je liquide mes actions peu rentables pour spéculer sur des valeurs bling bling et je mets à la porte mes amis de très longue date en faisant croire que je le regrette.

Imaginer qu'un retournement de situation est possible est faire preuve au mieux de beaucoup de naïveté au pire d'une analyse politique douteuse.

Conclusion : si on veut, à la mairie de Cognac, mettre en place une politique de rupture avec le modèle libéral il faut :
1.      le faire avec ceux qui en ont vraiment envie
2.      ensemble dessiner les contours de ce programme et se donner les moyens politiques de le mettre en œuvre
3.      ensemble le porter auprès des citoyens
4.      ensemble se présenter au suffrage universel sur une liste populaire et citoyenne.
           
Pour nous, il n'y a pas d'autre alternative.

jeudi 12 décembre 2013

Le Fief Caillon et le PLU

Intervention des élus du Parti de Gauche
Conseil Municipal du 11 avril 2013


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Quelques commentaires et remarques que nous avons déjà formulés par ailleurs et qui pour partie, ont été pris en compte.

ZAC du Fief Caillon

Nous continuons à nous interroger sur le bien fondé de sa mise en œuvre

Nous pensons qu'il y a matière à répondre à de nouveaux besoins, en requalifiant en priorité je dis bien en priorité les logements vacants au centre ville, les friches, chais anciens, bâtiments commerciaux et c'est d'ailleurs souligné dans ce projet. En effet urbaniser un nouvel espace naturel condamne à des voiries supplémentaires, et donc à l'imperméabilisation des sols, au développement de systèmes d'assainissement, suppression de terres agricoles, et d'espaces naturels.

Urbaniser cette zone va a l'encontre il me semble de ce que nous affichons dans ce projet, et que nous soutenons à savoir, mener une politique qui, je cite :
  • préserve les ressources des lieux naturels de la commune
  • veille à pondérer la conjonction d'espace
  • valorise les ressources environnementales
Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Faire urbaniser cette zone par un urbaniste de qualité c'est permettre l'arrivée de nouveaux habitants (1100) ? Intention louable, mais il nous semble que cela ne se résume pas à une offre de logement mais va bien au delà du cadre de vie proposé c'est l'emploi qui conditionne principalement cette arrivée.

Par ailleurs le nouveau quartier se réalisera dans le cadre d'une urbanisation de qualité HQE mais il nous semble que cette urbanisation de qualité doit aussi concerner toutes réhabilitation, renouvellement urbain ou construction.
Nous pensons qu'avant d'entrevoir une création du zone du Fief Caillon avec les moyens nécessaires nous devrions utiliser le site de l'ancien hôpital ce qui éviterait qu'il devienne une friche.

Je terminerai par la nécessité, je dirais même l'obligation de penser du développement et à l'aménagement de notre Ville dans le cadre d'une vision plus globale et concertée à l'échelle de notre bassin de vie et économique, la CDC.
Nous ne voyons pas cette articulation suffisamment déclinée dans ce projet et c'est bien dommage ; j’ajouterai qu'au delà de ces remarques nous nous félicitons de la philosophie qui a présidé à ce projet.
Serge LEBRETON

mardi 10 décembre 2013

Le courage

Lorsque les Nazis sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.
Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester

Martin Niemöller (14 janvier 1892 - 6 mars 1984)

C'est un pasteur et théologien allemand.
Il combat lors de la Première Guerre mondiale. Après celle-ci, bouleversé par les horreurs qu’il a vécues, il s’oriente vers la théologie et devient pasteur.
Il admire le régime hitlérien à ses débuts, mais quand celui-ci veut soumettre l’église allemande, Martin Niemöller demande à tous les pasteurs qui ne veulent pas accepter l’idéologie nazie de se rassembler afin de créer le Pfarrernotbund (Ligue d’urgence des pasteurs). Cette organisation respecte et défend la profession de foi de l’Église Réformée et les principes de tolérance de la Bible.
À la fin de 1933, six mille pasteurs (plus d’un tiers des pasteurs protestants) ont rejoint l’organisation. Le Pfarrernotbund reçoit également le soutien de protestants de l’étranger. 

L’organisation adresse alors au synode une lettre dénonçant les persécutions dont sont victimes les juifs et les pasteurs qui ne veulent pas se plier aux ordres des nazis. 

Arrêté en 1937, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941 il est transféré au camp de Dachau. Libéré en 1945, il devient militant pacifiste et consacre le reste de sa vie à la reconstruction de l’Église protestante d’Allemagne.

dimanche 8 décembre 2013

La Gauche par Les Actes : naissance d'un nouveau groupe de Gauche au Conseil Municipal

LA GAUCHE PAR LES ACTES

Photo licence libre cc-by-nc : Pierre-Alain Dorange
Le comité local de Cognac du Parti de Gauche (PG) s'est réuni le 16 juin pour procéder à une analyse politique de l'actualité nationale, régionale et locale.
La réforme annoncée des retraites ne nous laisse rien augurer de bon pour les salariés, pour les futurs retraités comme pour les actuels. La méthode que l'on nous annonce de recours à une concertation du style de celle qui a conduit à l'ANI, nous laisse penser que des combats vont être à mener, de même nature que ceux qui ont été menés en 2009 contre la réforme Fillon. Mais cette fois, il est peu probable que les socialistes descendent dans la rue, mènent le combat avec nous, avec les syndicats de salariés, les ouvriers, avec les retraités, avec le peuple.
Comment vont-ils accepter de participer au détricotage de ce qui avait été imaginé et mis en place au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, dans une période où notre pays était beaucoup moins riche que maintenant ? Encore une fois, allons-nous accepter de tirer vers le bas, de prendre pour exemple les plus mauvais modèles et d'abandonner cette exception française en matière de protection sociale ?
Pourquoi ce qui a été obtenu récemment par le gouvernement au niveau Européen dans le domaine culturel ne le serait pas dans le domaine social ?

Ne nous indignons plus ! Résistons !

Photo licence libre cc-by-nc : Pierre-Alain Dorange
Ces derniers jours, la politique régionale se rappelle à nous. Disons le tout de suite, nous apportons notre soutien au Président du comité Régional du Tourisme qui vient de se voir signifier, sans délicatesse, un renvoi sans préavis. Ce même président use des mêmes méthodes dans sa municipalité.
Comme le gouvernement grec, la Présidente Régionale éteint les lumières, ferme les portes d'une structure qui n'a sûrement pas démérité et ceci au moment où démarre la saison touristique. Cette attitude illustre la dérive anti démocratique constatée depuis longtemps dans les collectivités locales, celles-là mêmes dont les lois de décentralisation des années 80 avaient voulu faire les fers de lance d'une démocratie nouvelle, plus proche du peuple.
De fait, ceux que l'on appelle les grands élus (les éléphants en langage solférinien) qui peuplent les exécutifs ont confisqué tous les pouvoirs, à l'image de ce qu'avait fait un Sarkozy à l'échelle nationale. Ce sont les mêmes qui se mobilisent pour repousser à la Saint GlinGlin la limitation du cumul des mandats, le vote des étrangers, ce sont les mêmes qui édulcorent les lois sur la transparence de la vie politique.