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mardi 21 octobre 2014

La propriété et nous...


L’enjeu constituant de la propriété

Vendredi 17 Octobre 2014

La question du droit de propriété revient sans cesse quand il s’agit de répondre aux urgences économiques et sociales. Peut-on interdire les licenciements boursiers ? Faire baisser les loyers ? Rendre gratuitement accessibles des biens communs comme l’eau ? Réquisitionner des productions ou équipements stratégiques pour la souveraineté du pays ? Permettre aux salariés d’être prioritaires face à d’autres investisseurs pour reprendre leur entreprise ? Dans tous les cas, ces propositions du Front de Gauche mettent en cause la propriété privée : celle des entreprises, des logements, des ressources naturelles.


mardi 14 octobre 2014

Interview de Jean-Luc Mélenchon par : Cécile Amar et Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche

C'est une idée qu'il défend depuis plus de vingt ans mais qui, à ses yeux, devient urgente sous le quinquennat de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon donne le mode d'emploi de la VIe République dans son livre L'Ère du peuple, qui paraît demain chez Fayard.

En lisant votre livre, on a l'impression que, pour vous, la gauche n'existe plus…
Pour moi : non. Mais pour des millions de gens : oui. Quand ils voient la politique de Hollande et Valls ils disent : "La gauche et la droite, c'est pareil." Ils ont raison. Voilà le pire : Hollande a perverti les mots qui servaient à nommer les choses. Dès lors, à un peuple explosé par le chômage et la précarité il ne suffit pas de proposer de "se rassembler avec la gauche". Moi, je ne veux pas me rassembler avec Valls et ­Hollande. Il faut fédérer le peuple sur des objectifs communs. Personne ne croit plus ce qui est marqué sur l'étiquette. On doit faire la preuve qu'on sert l'intérêt général humain.

«Une VIe République, c'est le moyen de réorganiser notre démocratie.»

jeudi 18 septembre 2014

La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu est un bidouillage improvisé - Jeudi 18 Septembre 2014



Après avoir rendu imposable une partie des Français les moins fortunés, voilà que le gouvernement décide de les sortir de l’impôt sur le revenu en supprimant purement et simplement la première tranche de cet impôt.


Contrairement à ce que veut faire croire le Gouvernement, cette mesure ne va pas profiter aux 16 millions de Français les plus pauvres, qui ne payent aucun impôt sur le revenu et voient leurs impositions réelles explosées par la hausse de la TVA.


Par contre elle affaiblit le principe de l’impôt sur le revenu qui est ainsi pointé du doigt alors que la question est la fiscalité dans son ensemble et au delà le pouvoir d’achat des français.

mercredi 17 septembre 2014

Elections départementales : ça s'aggrave...


Manuel Valls organise le désordre public Mercredi 17 Septembre 2014

Manuel Valls vient d’annoncer que les élections départementales auraient finalement lieu au mois de mars 2015.
Voilà donc un scrutin ré-avancé après avoir été reculé et qui est désormais programmé dans tout juste 6 mois.
Manuel Valls voudrait effacer cette élection de la vie démocratique qu’il ne s’y prendrait pas autrement : une élection sur de nouvelles aires géographiques, avec un nouveau mode de scrutin, pour une collectivité dont les compétences futures n’ont pas encore été définies par le législateur, et moins de 180 jours pour impliquer les citoyennes et les citoyens.
http://www.m6r.fr/
Pour mieux rayer les départements de la carte, Manuel Valls cherche donc à se préserver de l’implication du populaire. Qu’il prenne garde : le peuple n’est pas aussi docile que les frondeurs.

François Cocq, secrétaire national du Parti de Gauche,
porte-parole de la campagne sur la réforme territoriale

mardi 26 août 2014

Communiqué du Parti de Gauche suite à la constitiution du gouvernement Valls 2


Le Peuple doit être appelé aux urnes





La pression aura ainsi été trop forte pour le Président de la République : non seulement sa politique ne fonctionne pas mais en réalité elle ne dispose plus de majorité.
Dès lors la volonté de poursuivre et d’intensifier la même politique avec Manuel Valls est invraisemblable et au final illégitime.

En procédant ainsi le Président de la République entraîne le pays dans une voie suicidaire socialement mais aussi démocratiquement.

Ce n’est pas d’un remaniement à huis clos que viendra la solution, mais du peuple lui-même. En 2006, dans son livre "Devoirs de Vérité", François Hollande avait promis de procéder à une "vérification démocratique" à mi-mandat. Le Parti de Gauche propose à F. Hollande de mettre en pratique ses promesses et de procéder dès à présent à cette vérification. Dans le cadre d’une 6ème République, ce contrôle citoyen passerait par des référendums révocatoires. Pour surmonter par le haut cette crise démocratique, la solution la plus démocratique serait de procéder à l’élection de délégués à une Constituante. Nous, nous savons que F Hollande n’aura pas ce courage.

C’est le peuple qui doit dire s’il a confiance : le Parti de Gauche exige donc un retour immédiat aux urnes.

Eric Coquerel et Raquel Garrido

Remue-méninges : Le peuple et la démocratie du même pas


Le peuple et la démocratie du même pas

Dans le hall de l’université Stendhal de Grenoble-Saint Martin d’Hères, ou sur le campus en profitant du soleil et en sirotant café ou cola bio, les participants aux différents débats du Remue-Méninges échangent pendant la pause leurs impressions. Un troc un peu frustrant car il apparaît toujours qu’on vient de rater quelque chose. Comment en effet choisir judicieusement entre un grand débat sur « L’écosocialisme, nouvelle doctrine de l’émancipation humaine », et celui de « Jaurès à Robespierre, histoire et hégémonie culturelle » ? Peut-être en optant pour le troisième, « L’appropriation populaire du politique en Espagne ». Il s’agit de toute façon des pièces du même puzzle. Si on combine ce dernier choix - au hasard - avec la « Réforme territoriale ou la 6e République » remettant à une autre fois « Les multinationales contre le peuple : non au GMT » ou « Quelles mesures d’urgence pour l’emploi », on parlera beaucoup de démocratie : comment la sauvegarder, la promouvoir avec des problématiques parfois différentes, parfois cousines des deux côtés des Pyrénées.
Inigo Errejon est l’intervenant idéal pour analyser l’excellente surprise de Podemos. Il en a été le directeur de campagne pour les dernières européennes. Le mouvement créé en janvier dernier, transformé en parti en mars a totalisé 1,3 million de voix et obtenu 5 sièges. Il s’est imposé en quatre mois d’existence comme la cinquième force politique du pays. Depuis les élections de mai, des études l’ont même hissé à la 3e voire la seconde place. Un premier congrès devrait se tenir en octobre mais dans l’intervalle de trois semaines - sans attendre l’élaboration de statuts -, les adhésions se sont multipliées pour atteindre la barre des 100 000 adhérents…

Remue-Méninges : « Non pas rassembler la gauche, mais fédérer le peuple »


« Non pas rassembler la gauche, mais fédérer le peuple »
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Le peuple et la démocratie du même pas

« La peur doit changer de camp », a annoncé sous les applaudissements le dirigeant de Podemos, Inigo Errejon. La peur comme instrument de contention, c’est une arme utilisée aujourd’hui par l’oligarchie pour contraindre les peuples à accepter la précarité, le chômage, des perspectives de misère à perte de vue… Mais on sait aussi que les droits des peuples ont été arrachés par la peur qu’ils inspiraient aux classes possédantes. « Pour qu’on puisse reconstruire le pays, les riches doivent avoir peur du peuple. » Le moyen de la susciter est imparable. Il suffit que le peuple décide de s’occuper de ses propres affaires. Podemos fait du peuple, de son affirmation un processus de construction politique. Le peuple n’est pas une donnée préalable ou ethnique. Il se constitue dans et par l’exercice de la démocratie.
De quoi apporter de l’eau au moulin du dernier débat des Remue-Méninges 2014, dont le thème est « Qu’ils s’en aillent tous, vive la constituante ». Le Tunisien d’Al Qotb, Samy Ben Chaabane, sait de quoi il retourne pour avoir été un acteur de ce mouvement pour une constituante dans son pays. Mais en France, la nécessité d’une nouvelle constitution est tout aussi impérieuse. Il suffit d’entendre Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature qui fait le constat d’une justice qui échappe au citoyen. Ou bien Mathilde Morachinni qui a étudié soigneusement les très en vogue PPP (Partenariat-Public-Privé), structures très propices à la corruption sous toutes ses formes pour en tirer une conclusion claire et nette, par la bouche de Raquel Garrido qui anime le débat : « nous ne sommes pas en république. » Et ce n’est pas forcément l’attente populaire qui fait défaut. Elisa Martin du PG qui a porté avec l’écologiste Eric Piolle une liste citoyenne qui a remporté les municipales à Grenoble aime à le souligner. La recette de la victoire n’a pas été si compliquée : « un programme d’intérêt général et une forte implication populaire. »