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mercredi 17 septembre 2014

Elections départementales : ça s'aggrave...


Manuel Valls organise le désordre public Mercredi 17 Septembre 2014

Manuel Valls vient d’annoncer que les élections départementales auraient finalement lieu au mois de mars 2015.
Voilà donc un scrutin ré-avancé après avoir été reculé et qui est désormais programmé dans tout juste 6 mois.
Manuel Valls voudrait effacer cette élection de la vie démocratique qu’il ne s’y prendrait pas autrement : une élection sur de nouvelles aires géographiques, avec un nouveau mode de scrutin, pour une collectivité dont les compétences futures n’ont pas encore été définies par le législateur, et moins de 180 jours pour impliquer les citoyennes et les citoyens.
http://www.m6r.fr/
Pour mieux rayer les départements de la carte, Manuel Valls cherche donc à se préserver de l’implication du populaire. Qu’il prenne garde : le peuple n’est pas aussi docile que les frondeurs.

François Cocq, secrétaire national du Parti de Gauche,
porte-parole de la campagne sur la réforme territoriale

mardi 16 septembre 2014

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement - Mardi 16 Septembre 2014


 En avant : Marche !

La brutalité et les menaces de l’exécutif ont payé.
Les députés, pourtant élus pour faire une politique inverse, ont accordé leur confiance au programme libéral de Manuel Valls. Quelle légitimité avaient-ils à le faire ?


Une minorité issue des rangs gouvernementaux s’est abstenue pour ne pas voter contre la confiance. Quelle cohérence est-ce là ?

Ceux qui voulaient faire naitre une majorité alternative dans cette assemblée comme nous le souhaitions ont échoué. Le verrouillage est total. La 5e République produit encore et toujours une majorité de députés godillots.


Manuel Valls tient un pauvre discours politicien - Mardi 16 Septembre 2014


Non, nous ne faisons
pas confiance à ce Gouvernement !

https://www.facebook.com/M6Rep
Une série de grimaces destinées à faire peur sans un mot cependant pour la menace sur l’écosystème global du fait du changement climatique. Les emprunts innombrables au vocabulaire et aux fantasmes de la droite extrême infestent le discours. Le reste est une banale répétition confuse et embrouillée des plans en cours d’application, de la réforme territoriale à l’ouverture des magasins le dimanche sans hiérarchie ni cohérence.

C’est aussi un insupportable numéro de déni du réel que ses refrains contre la brutalité mutilante de sa politique d’austérité. Pour l’essentiel il s’agit seulement de la feuille de route édictée par la Commission européenne. En fait Valls est venu demander à des députés tétanisés par la peur de la dissolution d’inspirer confiance à madame Merkel.

http://www.m6r.fr/
La faillite morale de ce discours devant l’assemblée nationale est totale. C’est dans la rue que la démocratie sociale et l’aspiration républicaine du pays devront s’exprimer puisque la parole populaire est inaudible ailleurs. J’adjure les députés du PS et d’EELV de rejoindre ceux du Front de Gauche pour refuser la confiance au gouvernement Valls parce qu’il ne la mérite pas : renouez avec le peuple !

Jean-Luc Mélenchon

samedi 13 septembre 2014

Non à la question de Confiance !

Madame la Députée, Monsieur le Député

Le 16 septembre, Manuel Valls, Premier Ministre, demandera la confiance aux députés de l'Assemblée Nationale.

Ce vote intervient dans une période très dure pour les travailleurs de notre pays. Il se situe à un moment, alors que la période estivale a été catastrophique, où le Peuple en arrive à avoir le sentiment de n'être plus gouverné.

Le changement de Gouvernement de ce début septembre ne fait qu'aggraver l'inquiétude de la majorité de la population, dans une atmosphère de défiance profonde par rapport à la politique et aux politiques et plus particulièrement de déception profonde par rapport au Président de la République qui, non seulement ne met pas en œuvre la politique pour laquelle il a été élu, mais accentue très nettement la droitisation de celle-ci.

vendredi 5 septembre 2014

Abréger vite les souffrances du pays


Crédit photo photosdegauche.fr (fabien de chavanes)
Valls 2 a donc succédé à Valls 1.
De prime abord, ce changement semblait répondre aux dernières sorties critiques de Montebourg et Hamon, soit espérer colmater une crise politique larvée qui pouvait inquiéter les marchés ou Merkel. 

On peut maintenant se demander s’il ne s’agissait pas surtout de faire place nette pour passer un cap supplémentaire dans la politique libérale. Car depuis une semaine ça accélère. Dans le symbole d’abord : la nomination d’Emmanuel Macron à Bercy et la standing ovation de Valls au Medef. Symbolique ? Pas seulement, car le message à la finance et au patronat de combat est clair : le gouvernement est avec vous. Autrement dit, sans même attendre les projets de loi de dérégulation accélérée du code du travail, les vannes sont ouvertes. Les salariés savent ce que cela induit dans les entreprises. Les annonces ont suivi : remise en cause d’une durée légale hebdomadaire du travail (car c’est ce que cache en réalité les sorties sur les 35 heures par ailleurs déjà fortement écornées), assouplissement des seuils sociaux et du travail du dimanche, attaques scandaleuses contre les chômeurs, relance des partenariats publics-privés notamment pour des grands projets inutiles, abandon de toute velléité d’encadrement des loyers et retour à une fiscalité avantageuse pour les promoteurs… Sans oublier le mépris porté aux droits des femmes avec la suppression du ministère éponyme. Tout ça en moins de 8 jours.

mercredi 3 septembre 2014

Pas de confiance pour le gouvernement Valls II


Manuel Valls vient d’annoncer qu’il engagera la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale le 16 septembre sur une déclaration de politique générale.
Après la standing ovation du Medef à son discours le 27 août, après les diverses annonces de remises en cause du code du travail (seuils sociaux, travail du dimanche, 35h …), les attaques contre les chômeurs, le renoncement à l’encadrement des loyers, l’annonce de la relance des partenariats publics-privés notamment pour des grands projets inutiles et après le mépris porté aux droits des femmes en supprimant le ministère de plein droit, ce gouvernement doit être combattu comme n’importe quel gouvernement de droite. Il faut en effet abréger au plus vite les souffrances qu’il inflige aux français.

mercredi 27 août 2014

La finance s’étale au pouvoir avec Manuel Valls


Pour celles et ceux qui appelaient à un changement de cap, la réponse est claire et Manuel Valls vient de le réaffirmer ce soir : poursuite et renforcement de l’orientation libérale.
Son refrain sur la doxa libérale est le même que celui que répétaient les gouvernements UMP précédents : depuis 40 ans la France vit au dessus de ses moyens - ce qui au passage représente une mise en cause globale de tous les gouvernements PS depuis Mitterrand, les dépenses publiques sont trop élevées et il faut aider les entreprises. Très significativement les premières citées par Manuel Valls ont été les grandes entreprises.
Au moment où on apprend que les entreprises du CAC40 ont augmenté de 30% les dividendes distribués, plus que dans n’importe quel autre pays, cette déclaration montre une fois de plus la proximité de ce gouvernement avec la finance, jusque dans la caricature d’ailleurs avec
l’arrivée de Emmanuel Macron, banquier d’affaires, à l’Economie.
Le premier ministre considère que sa politique a été légitime puisque le parlement lui avait voté la confiance.
Les parlementaires qui ne veulent plus de cette politique savent ce qui leur restent à faire : refuser cette fois-ci la confiance à ce nouveau gouvernement de la finance.
  
Martine Billard, secrétaire nationale à l'international et au réseau écosocialiste

mardi 26 août 2014

Tout ça pour ça ! La crise continue…


La démission du gouvernement Valls 1 a marqué l’accélération de la crise politique et au delà de la crise de régime. François Hollande et Manuel Valls n’ont évidemment pu accomplir aucun miracle : rien n’a changé à part qu’on a coupé la tête des ministres dissidents et ajouté le très libéral Emmanuel Macron. Au PS comme à EE-LV ou chez les radicaux de gauche, les responsables politiques pressentis ont décliné l’invitation pourtant pressante. On les comprend : pourquoi embarquer dans une telle galère ? Résultat : ce gouvernement est certes épuré à la sauce libérale mais la majorité politique de François Hollande s’est encore rétrécie.


Combien de temps ce gouvernement tiendra-t-il ? Sans doute moins que Valls 1 tant la crise est profonde. Car si le Président de la république a réussi le tour de force de dissoudre sa majorité, il ne parviendra pas à dissoudre le peuple. C’est lui qui aura le dernier mot. Les députés dissidents de sa majorité veulent-ils mourir avec François Hollande ? Ils ont les moyens de le refuser en votant contre la confiance, si Manuel Valls la demande, ou à défaut le budget. Pour sa part, le PG mettra tout en œuvre pour abréger les souffrances des français et en terminer au plus vite avec le gouvernement Valls 2. En attendant de pouvoir changer de république…


Eric Coquerel, SN à la coordination politique duPG

Remue-méninges : Le peuple et la démocratie du même pas


Le peuple et la démocratie du même pas

Dans le hall de l’université Stendhal de Grenoble-Saint Martin d’Hères, ou sur le campus en profitant du soleil et en sirotant café ou cola bio, les participants aux différents débats du Remue-Méninges échangent pendant la pause leurs impressions. Un troc un peu frustrant car il apparaît toujours qu’on vient de rater quelque chose. Comment en effet choisir judicieusement entre un grand débat sur « L’écosocialisme, nouvelle doctrine de l’émancipation humaine », et celui de « Jaurès à Robespierre, histoire et hégémonie culturelle » ? Peut-être en optant pour le troisième, « L’appropriation populaire du politique en Espagne ». Il s’agit de toute façon des pièces du même puzzle. Si on combine ce dernier choix - au hasard - avec la « Réforme territoriale ou la 6e République » remettant à une autre fois « Les multinationales contre le peuple : non au GMT » ou « Quelles mesures d’urgence pour l’emploi », on parlera beaucoup de démocratie : comment la sauvegarder, la promouvoir avec des problématiques parfois différentes, parfois cousines des deux côtés des Pyrénées.
Inigo Errejon est l’intervenant idéal pour analyser l’excellente surprise de Podemos. Il en a été le directeur de campagne pour les dernières européennes. Le mouvement créé en janvier dernier, transformé en parti en mars a totalisé 1,3 million de voix et obtenu 5 sièges. Il s’est imposé en quatre mois d’existence comme la cinquième force politique du pays. Depuis les élections de mai, des études l’ont même hissé à la 3e voire la seconde place. Un premier congrès devrait se tenir en octobre mais dans l’intervalle de trois semaines - sans attendre l’élaboration de statuts -, les adhésions se sont multipliées pour atteindre la barre des 100 000 adhérents…