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mardi 23 février 2016

Lafarge La Couronne : « Honneur à vous travailleurs ! »

Communiqué de presse

2262426_117_12693894_1000x500 © Archives ISABELLE LOUVIER
© Archives ISABELLE LOUVIER

Un nouveau groupe industriel monstrueux est né : Lafarge-Holcim, qui devient de-facto le leader mondial des matériaux de construction.

En pourparler avec son ex-concurrent Holcim (Suisse) depuis avril 2014, le groupe Lafarge finit par céder le 15 juillet 2015.

À cette occasion, le nouveau groupe aurait réalisé 1,4 milliard d’euros de synergie. Le siège de la nouvelle entreprise est à Jona (Suisse) tandis que les fonctions centrales sont partagées entre Paris et Zurich. Au final, les actionnaires d’Holcim détiennent 55,5% du capital ! L’ex PDG de Lafarge est écarté de la direction du nouveau groupe et joue les seconds rôles. En quittant le groupe, Bruno Lafont touchera tout de même 8,4 millions d’euros !

Le groupe avait un chiffre d'affaires de 27 milliards d'euros en 2014, Lafarge-Holcim emploie 115 000 personnes dans 90 pays et  plus de 2 500 unités de production dans le monde (carrières, cimenteries, centrales à béton...), dont 13 cimenteries en France.

jeudi 25 septembre 2014

Le Medef n’a jamais créé aucun emploi - Mercredi 24 Septembre 2014


Le Medef vient de dévoiler le détail de son plan permettant selon lui de créer entre 690 000 et 1,6 million d’emplois en cinq ans. Ce chiffrage est fantaisiste et dérisoire. Rappelons qu’on pourrait créer a minima 700 000 emplois publics chaque année avec les 40 milliards d’euros donnés sans contrepartie aux actionnaires par le pacte de responsabilité.

Le Medef prévoit de poursuivre la démolition du droit du travail en relevant les seuils sociaux, en supprimant des jours fériés et en mettant fin à la durée légale du travail tout en laissant au libre choix de l’employeur le niveau de majoration des heures supplémentaires.

mardi 2 septembre 2014

Le chômage c’est la faute du gouvernement, pas des chômeurs !


Pire que la Droite la plus dure :

Rebsamen insulte les travailleurs !





Le ministre du travail François Rebsamen vient d’admettre son incapacité à diminuer le chômage et pour résoudre ce problème propose de « renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi» en mettant en exergue le fait qu’«en France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs».

Plutôt que de donner des leçons aux chômeurs et de leur faire la chasse, Rebsamen ferait mieux de s’interroger sur sa propre compétence. Le chiffre de 350 000 emplois non pourvus n’a jamais été démontré par aucune étude et le fait que certains emplois ne soient pas pourvus vient le plus souvent de renoncement de la part de l’employeur pour des raisons budgétaires ou parce que le poste ne correspond plus à un besoin. Par ailleurs, de nombreuses offres d’emplois sont fantômes, et là uniquement pour faire de la publicité aux entreprises ou leur constituer une base de CV.

L’augmentation du chômage vient de l’austérité, du coût du capital et de la dérèglementation du travail : le nombre de plans sociaux a explosé depuis l’ANI et en juillet le nombre de ruptures conventionnelles (qui sont le plus souvent des licenciements déguisés) a atteint son plus haut niveau historique.

Il est temps d’en finir avec la culpabilisation des chômeurs et avec le mythe d’un chômage volontaire. Les Français veulent un travail et un salaire digne. C’est le gouvernement, dans sa soumission aux actionnaires et à leurs injonctions, qui les en empêche.



Guillaume Etievant, Secrétaire National du Parti de Gauche à l’économie et au travail


jeudi 16 janvier 2014

Emploi d’avenir pour quel avenir ?

Celui que nous dessine nos gouvernants sans discontinuité depuis 20 ans ?

Intervention du groupe Parti de Gauche au Conseil Municipal de Cognac du 23 Mai 2013

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Emploi d’avenir, un contrat de travail particulier, un de plus ; avec exonération de charges, alors que les caisses de la Sécurité Sociale sont déficitaires.
Un contrat pouvant être financé jusqu'à 75% du SMIG par l’état.
Si l’état se donne les moyens de financer ce type de contrat, pourquoi n’augmente t’il pas la dotation aux collectivités, pour que ces dernières créent les emplois statutaires dont elles ont besoin ?
Un emploi d’avenir de la même veine que les TUCS, SIVP, CES, CAE, emploi jeune, CUI, et autres ; alors qu’il n’y a jamais eu d’évaluation pertinente de ces différents contrats, pour démontrer leurs effets positifs sur le chômage.
Nous sommes pour d’autres solutions plus radicales, car il faut un véritable traitement de fond pour arriver à combattre et vaincre le chômage.
Ce n’est pas en instaurant l’austérité, que les élus qui accréditent ce choix y parviendront.
Cette situation nous conduit d’ailleurs inexorablement dans l’impasse, en imprimant une récession économique qui débouche sur 1 000 licenciements par jour en cette année 2013.
Avant d’être offerts au privé semble-t-il, ce qui serait une forfaiture, ces emplois d’avenirs sont proposés aux associations et collectivités.
Associations pour une bonne partie d’entre elles, qui saisissent ces contrats en lieu et place de pouvoir salarier un professionnel. Pourquoi ce choix : pour tenter de répondre à un besoin social nécessaire, et à une demande institutionnelle, pour laquelle ils n’ont pas les subventions.