Ils rejouent les mêmes scènes, utilisent les mêmes mots. Ils font les mêmes numéros. Ils promettent, ils ont compris, cela va changer. Et pourtant ils se montrent avant tout soucieux d’eux-mêmes pour pouvoir perpétuer leur hold-up sur la démocratie, alors que le peuple réclame de l’écoute et une autre politique, avec d’autres représentants.
Le seul discours perceptible et le soulagement des grands partis menacés et en cela celui du Parti Socialiste (PS) et de loin le plus obscène. Car il pense qu’il ne pourra gagner en 2017 qu’en empiétant sur la droite et le centre ainsi qu’en jouant sur la peur que peut susciter le Front National (FN) qu’il instrumentalise à souhait, y voyant un stratégie de victoire...
Ces vieux partis, à bout de souffle, diabolisent tous les électeurs du FN en faisant mine de ne rien voir de la désespérance du lumpen prolétariat. S’en prendre au FN est aussi vain que d’accuser un thermomètre parce qu’il indique une fièvre, mais c’est le seul moyen pour eux d’éviter de reconnaitre leurs responsabilités dans ce vote FN et dans la défiance du peuple à l’endroit de ses élus.
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mercredi 16 décembre 2015
mardi 14 octobre 2014
Interview de Jean-Luc Mélenchon par : Cécile Amar et Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche
C'est une idée qu'il défend depuis plus de vingt ans mais qui,
à ses yeux, devient urgente sous le quinquennat de François Hollande. Jean-Luc
Mélenchon donne le mode d'emploi de la VIe République dans son livre L'Ère
du peuple, qui paraît demain chez Fayard.
En lisant votre livre, on a l'impression que, pour
vous, la gauche n'existe plus…
Pour moi : non. Mais pour des millions de gens : oui. Quand ils voient la politique de Hollande et Valls ils disent : "La gauche et la droite, c'est pareil." Ils ont raison. Voilà le pire : Hollande a perverti les mots qui servaient à nommer les choses. Dès lors, à un peuple explosé par le chômage et la précarité il ne suffit pas de proposer de "se rassembler avec la gauche". Moi, je ne veux pas me rassembler avec Valls et Hollande. Il faut fédérer le peuple sur des objectifs communs. Personne ne croit plus ce qui est marqué sur l'étiquette. On doit faire la preuve qu'on sert l'intérêt général humain.
Pour moi : non. Mais pour des millions de gens : oui. Quand ils voient la politique de Hollande et Valls ils disent : "La gauche et la droite, c'est pareil." Ils ont raison. Voilà le pire : Hollande a perverti les mots qui servaient à nommer les choses. Dès lors, à un peuple explosé par le chômage et la précarité il ne suffit pas de proposer de "se rassembler avec la gauche". Moi, je ne veux pas me rassembler avec Valls et Hollande. Il faut fédérer le peuple sur des objectifs communs. Personne ne croit plus ce qui est marqué sur l'étiquette. On doit faire la preuve qu'on sert l'intérêt général humain.
«Une VIe République, c'est le moyen
de réorganiser notre démocratie.»
mardi 16 septembre 2014
Manuel Valls tient un pauvre discours politicien - Mardi 16 Septembre 2014
Non, nous ne faisons
pas confiance à ce Gouvernement !
Une série de
grimaces destinées à faire peur sans un mot cependant pour la menace sur
l’écosystème global du fait du changement climatique. Les emprunts innombrables
au vocabulaire et aux fantasmes de la droite extrême infestent le discours. Le
reste est une banale répétition confuse et embrouillée des plans en cours
d’application, de la réforme territoriale à l’ouverture des magasins le
dimanche sans hiérarchie ni cohérence.
C’est aussi un insupportable numéro de déni du réel
que ses refrains contre la brutalité mutilante de sa politique d’austérité.
Pour l’essentiel il s’agit seulement de la feuille de route édictée par la
Commission européenne. En fait Valls est venu demander à des députés tétanisés
par la peur de la dissolution d’inspirer confiance à madame Merkel.
La
faillite morale de ce discours devant l’assemblée nationale est totale. C’est
dans la rue que la démocratie sociale et l’aspiration républicaine du pays
devront s’exprimer puisque la parole populaire est inaudible ailleurs. J’adjure
les députés du PS et d’EELV de rejoindre ceux du Front de Gauche pour refuser
la confiance au gouvernement Valls parce qu’il ne la mérite pas : renouez
avec le peuple !
Jean-Luc
Mélenchon
samedi 6 septembre 2014
LE GRAND RENDEZ-VOUS EUROPE 1, LE MONDE, I-TÉLÉ : Laurent Baumel, député frondeur:
Les frondeurs doivent prendre
leurs responsabilités !
| Photo d'illustration. © ERIC PIERMONT / AFP |
La dernière période a été fort agitée par ce que l'on a communément appelé la Fronde au Parti socialiste. La gauche du PS ne peut plus avaler de couleuvres. Les députés, confrontés à leur opinion politique, dans les départements, ne s'y retrouvent plus dans les orientations du Gouvernement et du Président de la République.
L'avènement du Gouvernement Valls II avec, notamment la nomination d'Emmanuel Macron (ex conseiller personnel du Président Hollande, inspirateur du Pacte et partisan de la suppression des 35 h, etc...), juste avant l'université d'été du PS de La Rochelle, n'a fait que faire rougir les braises.
Mais, à part les éclats de voix, les déclarations fracassantes, les appels et les discours, que se passe-il au niveau des votes ? Pour le moment force est de constater que l'abstention au Parlement est le degré ultime de la rébellion. Ça n'est pas ça qui fera la révolution puisque ça ne pèse pas au niveau de la majorité.
La chasse aux chômeurs, le travail du dimanche, la perspective de recourir au 49-3 à l'Assemblée Nationale et de gouverner par décret, en ajoutent encore à la droitisation "Vallsienne" et à la positon très orthodoxe, patron de la rue Solférino.
Le 16 septembre, le Premier Ministre engagera la responsabilité du Gouvernement. Les frondeurs vont-ils assumer clairement leurs désaccords ? Las, les propos que vient de tenir Lauent Baumel, un des leaders de "Vive la Gauche", ne confirment pas franchement cette hypothèse. Camarades de la gauche du PS, vous ne pouvez pas cautionner plus longtemps les mauvais coups portés à notre pays. L'illusion de changer votre parti de l'intérieur est derrière vous.
Dans ces conditions, vous devez dire à Valls que vous ne lui accordez pas votre confiance. Construisez avec nous la Sixième République !
Si dessous, le passage de Laurent Baumel à France Inter, le 02/08/2014.
dimanche 31 août 2014
jeudi 20 février 2014
Le niveau zéro de la politique...
Dans le genre article de presse (CL) essentiel
pour la démocratie : la triche comme méthode
![]() |
| @ photo Charente libre |
![]() |
| Certains droits réservés Clementine Gallot |
Je pensais que ce qui nous séparait était de l'ordre des convictions, des projets, je constate maintenant qu'il y a beaucoup plus : ce qui nous sépare est aussi d'ordre éthique.
mercredi 18 décembre 2013
Il n'y a pas d'autre alternative
A Cognac, le problème politique est-il d'éviter de
faire revenir la Droite ou d'imposer à l'équipe sortante de mettre en place une
politique de rupture avec le modèle libéral ?
| Photo JM Pascal © |
Poser la question c'est y répondre. Dans les faits, à
quelques exemples non négligeables près, la politique de l'équipe Gourinchas
n'est pas en rupture avec le modèle dont s'inspiraient les précédentes, à tel
point que leur dernier leader, Mouhot, est capable de dire publiquement :
« Gourinchas a changé, il se montre moins sectaire », sous
entendu : « il s'est converti, il est proche de nous ». Et le
fait que Mouhot dise ça pour emm... Belliot ne change rien à l'affaire.
Qu'on se rassure, comme on dit de manière
populaire : « il ne met pas la mode au pays », bien d'autres
parmi les maires socialistes (et leurs équipes) filent le même coton (ou la
soie) à l'image d'un des plus emblématiques : Collomb, le maire de Lyon.
Les maires socialistes des années 2000, contrairement à ceux de la vague rose
des années 70, n'ont plus pour objectifs de rendre la ville plus vivable à
leurs citoyens en donnant la priorité à l'éducation maternelle et primaire, au
nombre de places en crèches, à l'accès de tous à la culture, au développement
des transports en commun, à l'offre de logements accessibles aux moins riches,
à la vie des quartiers autour d'équipements de proximité... dans le cadre d'une
gestion publique directe, non déléguée. Ils sont aujourd'hui focalisés sur le
curseur financier, sur l'externalisation de tous les services dans
lesquels on peut parler de
« clients » ou de « consommateurs », de
« concurrence »,de « rentabilité », de
« fournisseurs » ...de « marché » ; ils n'imaginent
plus rien qui puisse être innovant et c'est ainsi qu'ils ont raté les deux domaines
dans lesquels ils pouvaient faire la différence : les politiques
écologiques et la démocratie citoyenne.
C'est bien pour marquer leur opposition à cette
politique que les élus FdG (PG et PC) de Cognac ont fait dans un premier temps,
publiquement, une analyse critique commune, lors d'une assemblée citoyenne dont
tout le monde se souvient et que personne n'a reniée.
| Photo JM Pascal © |
Le Maire, animateur d'une équipe de gauche
pluraliste, aurait pu accepter le débat, décider d'en discuter et si ça avait
été le cas nous nous serions retrouvés dans la situation dont certains rêvent. Mais ayant déjà pris la décision de liquider l'alliance gagnante de 2008,
il s'est comporté comme un patron du monde de la finance l'aurait fait :
je liquide mes actions peu rentables pour spéculer sur des valeurs bling bling
et je mets à la porte mes amis de très longue date en faisant croire que je le
regrette.
Imaginer qu'un retournement de situation est possible est faire preuve au mieux
de beaucoup de naïveté au pire d'une analyse politique douteuse.
Conclusion : si on veut, à la mairie de Cognac,
mettre en place une politique de rupture avec le modèle libéral il faut :
1.
le faire avec ceux qui
en ont vraiment envie
2.
ensemble dessiner les contours
de ce programme et se donner les moyens politiques de le mettre en œuvre
3.
ensemble le porter
auprès des citoyens
4.
ensemble se présenter
au suffrage universel sur une liste populaire et citoyenne.
Pour nous, il n'y a pas d'autre alternative.
samedi 30 novembre 2013
Épiphénomène
![]() |
| Photo Geoportail © |
La décision de Monsieur Coates, annoncée par la presse, ne change rien à la question
fondamentale posée aujourd'hui par Michel Gourinchas et ses amis
tout autant que par Noël Belliot et les siens et que l'on peut
résumer ainsi :
- il n'y a pas d'autre alternative pour gérer une ville comme
Cognac que de se couler dans le moule du consensus mou en passant
sous silence qu'il est aujourd'hui le meilleur moyen qu'ont trouvé
les libéraux (qu'il soient ultra ou sociaux) pour imposer leurs
choix économiques, financiers, a-sociaux, ces choix qui ont
amplifié la crise s'ils n'en n'ont pas été souvent à l'origine
- il n'y a pas d'autre alliance politique possible que celle
qui se fait dans le cadre d'un ralliement inconditionnel aux
analyses du chef et de sa garde rapprochée,
- il n'y a pas d'autre problématique posée que celle qui est de savoir si les uns vont faire un deuxième mandat et les autres prendre leur revanche ?
Nous proposons aux Cognaçais un autre débat, une autre
perspective, un projet de résistance, de refus de la précarité
notamment par la gratuité d'usage et par la gouvernance citoyenne
des services publics et des biens communs .
Nous leur proposons de participer au quotidien à la gestion de
leur environnement urbain, naturel, social, culturel, éducatif,
économique, sportif...
Nous leur proposons de travailler avec une équipe qui n'a pas
de revanche à prendre ni de mandat à préserver
Epiphénomène : « Désigne ce qui se rajoute à un phénomène sans exercer sur lui aucune influence » Encyclopédie Larousse citée par Wikipédia
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