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samedi 6 septembre 2014

LE GRAND RENDEZ-VOUS EUROPE 1, LE MONDE, I-TÉLÉ : Laurent Baumel, député frondeur:


Les frondeurs doivent prendre
leurs responsabilités !
Photo d'illustration. © ERIC PIERMONT / AFP
La dernière période a été fort agitée par ce que l'on a communément appelé la Fronde au Parti socialiste. La gauche du PS ne peut plus avaler de couleuvres. Les députés, confrontés à leur opinion politique, dans les départements, ne s'y retrouvent plus dans les orientations du Gouvernement et du Président de la République.
L'avènement du Gouvernement Valls II avec, notamment la nomination d'Emmanuel Macron (ex conseiller personnel du Président Hollande, inspirateur du Pacte et partisan de la suppression des 35 h, etc...), juste avant l'université d'été du PS de La Rochelle, n'a fait que faire rougir les braises.
Mais, à part les  éclats de voix, les déclarations fracassantes, les appels et les discours, que se passe-il au niveau des votes ? Pour le moment force est de constater que l'abstention au Parlement est le degré ultime de la rébellion. Ça n'est pas ça qui fera la révolution puisque ça ne pèse pas au niveau de la majorité.
La chasse aux chômeurs, le travail du dimanche, la perspective de recourir au 49-3 à l'Assemblée Nationale et de gouverner par décret, en ajoutent encore à la droitisation "Vallsienne" et à la positon très orthodoxe, patron de la rue Solférino.
Le 16 septembre, le Premier Ministre engagera la responsabilité du Gouvernement. Les frondeurs vont-ils assumer clairement leurs désaccords ? Las, les propos que vient de tenir Lauent Baumel, un des leaders de "Vive la Gauche", ne confirment pas franchement cette hypothèse. Camarades de la gauche du PS, vous ne pouvez pas cautionner plus longtemps les mauvais coups portés à notre pays. L'illusion de changer votre parti de l'intérieur est derrière vous. 
Dans ces conditions, vous devez dire à Valls que vous ne lui accordez pas votre confiance. Construisez avec nous la Sixième République !
Si dessous, le passage de Laurent Baumel à France Inter, le 02/08/2014.

mercredi 3 septembre 2014

Pas de confiance pour le gouvernement Valls II


Manuel Valls vient d’annoncer qu’il engagera la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale le 16 septembre sur une déclaration de politique générale.
Après la standing ovation du Medef à son discours le 27 août, après les diverses annonces de remises en cause du code du travail (seuils sociaux, travail du dimanche, 35h …), les attaques contre les chômeurs, le renoncement à l’encadrement des loyers, l’annonce de la relance des partenariats publics-privés notamment pour des grands projets inutiles et après le mépris porté aux droits des femmes en supprimant le ministère de plein droit, ce gouvernement doit être combattu comme n’importe quel gouvernement de droite. Il faut en effet abréger au plus vite les souffrances qu’il inflige aux français.

mercredi 27 août 2014

La finance s’étale au pouvoir avec Manuel Valls


Pour celles et ceux qui appelaient à un changement de cap, la réponse est claire et Manuel Valls vient de le réaffirmer ce soir : poursuite et renforcement de l’orientation libérale.
Son refrain sur la doxa libérale est le même que celui que répétaient les gouvernements UMP précédents : depuis 40 ans la France vit au dessus de ses moyens - ce qui au passage représente une mise en cause globale de tous les gouvernements PS depuis Mitterrand, les dépenses publiques sont trop élevées et il faut aider les entreprises. Très significativement les premières citées par Manuel Valls ont été les grandes entreprises.
Au moment où on apprend que les entreprises du CAC40 ont augmenté de 30% les dividendes distribués, plus que dans n’importe quel autre pays, cette déclaration montre une fois de plus la proximité de ce gouvernement avec la finance, jusque dans la caricature d’ailleurs avec
l’arrivée de Emmanuel Macron, banquier d’affaires, à l’Economie.
Le premier ministre considère que sa politique a été légitime puisque le parlement lui avait voté la confiance.
Les parlementaires qui ne veulent plus de cette politique savent ce qui leur restent à faire : refuser cette fois-ci la confiance à ce nouveau gouvernement de la finance.
  
Martine Billard, secrétaire nationale à l'international et au réseau écosocialiste